Edito

Choyés qu’il disait.

Quand, à l’occasion de l’hommage à Samuel Paty, notre collègue d’histoire –géographie assassiné de manière épouvantable pour avoir exercé son métier,  le Premier ministre déclare devant l’Assemblée Nationale « … l’Education nationale, notre majorité l’a particulièrement choyée et nous allons continuer à la faire », il y a de quoi tomber de sa chaise.

Gel du point d’indice, recul d’un an des mesures PPCR, rétablissement de la journée de carence, réforme des retraites, la 2ème HSA, la mort du paritarisme avec la réforme dite de transformation de la fonction publique…, le gouvernement à une conception bien particulière pour choyer ses agents.

Plus spécifiquement en EPS, la disparition de la prise en compte d’EPS au DNB, les protocoles locaux d’évaluation au lycée et la répartition des points attribués minorant la spécificité motrice des épreuves, le 2S2C, la diminution des horaires en LP, les programmes du collège vides de contenus, les obstacles au fonctionnement de nos AS et à nos déplacements UNSS, nous avons également de quoi interpréter les propos de J. Castex avec effarement.

C’est avec un tel passif et de telles déclarations qu’on peut mesurer à quel point le fossé se creuse entre les enseignants, nos dirigeants et l’administration.

C’est ce que les militants du SNEP/FSU de l’académie d’Amiens veulent dire au Recteur et aux IA-IPR EPS au cours de l’audience prévue le lundi 2 novembre 2020, si elle est maintenue, compte tenu des nouvelles règles du confinement.

Si nous ne pouvons pas leur dire en présentiel ou en visioconférence, nous leur écrirons, forts de votre soutien, en particulier grâce à votre adhésion au SNEP/FSU.

Bon courage pour la reprise pleine d’incertitudes, compte tenu du contexte sanitaire. De cela également nous souhaitons leur parler.

Michel Guélou le 30 octobre 2020