Edito

Lutter contre les virus

Le coronavirus est, si j’ose dire, sur toutes les lèvres, et impacte localement  le fonctionnement de l’EPS (établissements et gymnases fermés dans l’Oise) et du sport scolaire (entraînements et compétitions annulés localement).

Les conséquences de la réforme des retraites sont tout aussi redoutables. Elle fait tousser à juste titre les enseignants qui ne sont pas nés de la dernière pluie (surtout en ce moment) et ont compris, que leurs pensions vont baisser et/ou qu’ils devront travailler plus et plus longtemps pour en atténuer les effets pervers. De plus, le recours au 49.3 en pleine crise sanitaire ne redore pas le blason d’un pouvoir qui, d’ores et déjà et malgré les apparences, a perdu la bataille de l’opinion menée par les syndicats non réformistes.

Les DHG votées ou pas avant les vacances d’hiver asphyxient chaque année un peu plus  les établissements scolaires qui de plus en plus ont du mal à joindre les deux bouts et offrirent aux élèves des conditions d’étude acceptables et aux enseignants de dignes  conditions d’exercice.

Côté salaires aussi la machine est grippée  et les promesses du Ministre Blanquer ne sont pas de nature à nous rassurer. La question du pouvoir d’achat doit être réglée indépendamment de la réforme des retraites et certainement pas sous forme de primes et en contrepartie de tâches nouvelles.

Les mauvais coups portés aux services publics et à ses agents sont similaires à des virus qui nuisent gravement à leur santé. Ils nécessitent un engagement militant de longue haleine. Les vacances qui s’achèvent nous ont permis de trouver un second souffle afin de poursuivre la résistance et de continuer à convaincre nos collègues du bien fondé de nos revendications.

Parallèlement aux  mobilisations, l’activité syndicale du SNEP Amiens ne faiblit pas. Le calendrier corpo est copieux et de nouveaux stages sont programmés.

Autant de rendez-vous auxquels nous vous invitons à participer dans les semaines à venir.

Michel Guélou le 8 mars 2020