Edito

 Le Syndicat de la confiance

Décidément, la réforme Blanquer ne passe pas.

La multiplication des actions contre la réforme (grèves, manifestations, opérations école morte, occupation des établissements scolaires, adresse aux parlementaires…) qui impacte tous les niveaux d’enseignement, n’ont pas encore suffi à faire reculer le Ministre qui, malgré le titre de sa Loi, a perdu la confiance de la communauté éducative.

Les examens qui approchent peuvent être une occasion supplémentaire de montrer notre détermination à dénoncer des mesures qui ne résoudront pas les difficultés à apprendre de tous les élèves. C’est pourquoi la quasi- totalité des syndicats du 2nd degré lancent un appel à la grève le premier jour des examens (bac et DNB) les 17 et le 27 juin 2019.

Si le bilan des mobilisations est pour l’instant très mitigé, celui du SNEP, au cours de cette année est largement positif.

Succès large aux élections professionnelles (95 % des voix), syndicalisation en hausse (25%de la profession), forte fréquentation des stages de formation syndicale  (dont le stage sécurité responsabilité qui a réuni 149 collègues à Amiens) : les indicateurs sont au vert et sont un encouragement pour les militants qui constatent régulièrement dans les contacts qu’ils ont avec vous, la confiance qu’inspire le SNEP dans son activité quotidienne.

Les commissaires paritaires, dans les jours à venir, vont avoir fort à faire (mutations, accès à la hors classe et  à la classe exceptionnelle) et vous apporteront une preuve supplémentaire que cette confiance n’est pas usurpée.

Et dire que le projet de Loi de réforme de la fonction publique votée en première lecture à l’Assemblée nationale, pratiquement dans l’indifférence générale, prévoit, entre autres mauvaises nouvelles,  de limiter fortement leur rôle  dans tout ce qui concerne le déroulement de notre carrière !

Cette réforme est une véritable menace pour la fonction publique et  les services publics qui, comme nous l’avons déjà écrit, sont la seule richesse de ceux qui n’ont plus rien.

Le contexte est morose ; heureusement la perspective des vacances à venir va nous donner l’énergie d’aller jusqu’au bout d’une année scolaire encore éprouvante.

Michel Guélou le 6 juin 2019