Edito

Et pendant ce temps là 

La fermeture pour au moins 4 semaines (dont 2 de vacances) des établissements scolaires nous projette inconsciemment vers la rentrée 2021 après une année scolaire 2020/2021catastrophique. Ce ne sont sans doute pas les deux mois qui resteront qui nous permettront de redevenir  vraiment professeurs d’EPS.

Alors que l’essentiel des discussions tourne autour de la crise sanitaire et malgré les hommages qui nous sont rendus à chaque déclaration ministérielle, le gouvernement continue pendant ce temps-là sa campagne non pas de vaccination en faveur des enseignants mais de  fragilisation du service public d’éducation, comme il a continué à fermer des lits dans les hôpitaux publics.

En témoignent les conditions dégradées qui nous attendent à la rentrée prochaine (effectifs par classe, HSA, compléments de service, installations défaillantes…) avec en particulier une grande nouveauté : l’apparition des étudiants alternants qui serviront de moyens d’enseignement dans nos établissements scolaires, à hauteur d’un tiers de service.

Quelle ne fut pas la mauvaise surprise des collègues désireux d’obtenir une mutation de voir le poste libéré par un départ pour mutation ou à la retraite, retiré du mouvement et saucissonné en 3 : un stagiaire à mi-temps + un étudiant alternant à 6h + un BMP… 

On se croyait vaccinés contre l’absurdité mais on n’avait visiblement pas tout vu.

En réaction, de nombreuses piqûres de rappel s’imposent, et prioritairement dans nos établissements scolaires, afin de dévoiler au plus grand nombre, dont les parents d’élèves,  la triste réalité d’une situation très préoccupante.

De tout cela il sera question à l’occasion des congrès départementaux que le SNEP-FSU organise dans la semaine du 26 au 30 avril 2021, afin de définir les axes prioritaires de l’activité du SNEP-FSU dans les années à venir pour faire de notre métier le plus beau du monde.

Michel Guélou le 7 avril 2021