Edito

Chacun pour soi

Drôle d’époque où tout est fait pour casser les solidarités et encourager le chacun pour soi.

Premier exemple : la réforme des retraites. Jusqu’à présent, les actifs cotisent pour les retraités. Si la réforme par points se mettait en place, outre la baisse programmée des pensions, chacune-e cotiserait pour sa propre retraite. Cela marquerait la fin de la solidarité inter générationnelle qui cimente la vie sociale. Compte-tenu du nombre très important d’enseignants (dont beaucoup de profs d’EPS) dans les manifestations du 5 décembre 2019 et à venir, pas grand monde ne veut de ce nouveau système, excepté bien entendu les organismes financiers qui ont compris qu’il y a de l’argent à se faire.

Deuxième exemple : dans le cadre du dialogue social (sic) la loi de transformation de la fonction publique votée dans la quasi indifférence générale en août dernier évince les représentants des personnels de tous les actes collectifs de la carrière des enseignants (mutations, promotions, avancement). Tout ça moins d’un an après les élections professionnelles à l’occasion desquelles les enseignants d’EPS de l’académie d’Amiens ont voté à 95% pour les militants du SNEP.

Désormais, l’agent public se retrouve seul face à l’administration, les organisations syndicales ne seront sollicitées qu’en cas de contestation de la décision administrative.

Tout cela va bien évidemment à l’encontre de l’essence même du syndicalisme qui représente une force collective afin de ne pas se sentir seul-e dans l’exercice de son métier.

C’est pourquoi le SNEP lutte contre tout ce qui casse les solidarités professionnelles et vous encourage à participer à toutes les actions collectives contre la réforme des retraites et à faire corps en vous syndiquant.

Bon courage avant les vacances de fin d’année à venir.

Michel Guélou le 5/12/2019

l Guélou le 9 novembre 2019