Edito

 La formule offensive

Les prochaines semaines ou prochains mois risquent d’être difficiles voire douloureux, compte tenu des échéances à venir : DHG, réforme des retraites et de la fonction publique.

Il n’y a pas de miracle à attendre sans (ré)-action massive des principaux intéressés, c’est-à-dire des fonctionnaires, donc des enseignants et donc des enseignants d’EPS.

Réduire le poids financier des services publics dans le budget de l’Etat, telle est la ligne de conduite du gouvernement qui cherche à faire des économies en utilisant de vieilles recettes qui ont un air de déjà vu : suppressions de postes, imposition d’heures supplémentaires, mise à mal des statuts, baisse des pensions, gel du point d’indice, rétablissement du jour de carence…

Cette politique fait « en même temps » le choix clair de privilégier les plus riches, à l’origine du mal-être des salles des profs mais aussi de toutes celles et tous ceux qui se sont engagés par exemple dans le mouvement des gilets jaunes, toutes proportions gardées bien évidement  compte tenu de l’ampleur des difficultés financières rencontrées par ces derniers.

Les occasions d’agir et de réagir sont donc nombreuses, toute la difficulté étant de trouver les moyens efficaces de se faire entendre et d’obtenir gain de cause.

Les couleurs sont à la mode : gilets jaunes, stylos rouges, deux couleurs présentes dans les logos du SNEP et de la FSU. Ils contiennent aussi du vert, couleur de l’espoir porté par le syndicat des professeurs d’EPS et de leur fédération, qui n’ignorent pas que seule la force d’un collectif permet de renverser des montagnes.

C’est donc la formule offensive que le SNEP/FSU vous propose d’adopter afin de faire de l’année 2019 une année véritablement belle.

Michel Guélou le 12 janvier 2019