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L'édito
Première étape franchie
Arrivés aux portes des vacances de la
Toussaint, on se dit qu’on a franchi la première étape de l’année
scolaire et que cette étape est passée très vite.
Les premiers signes de fatigue sont là ; on a besoin de faire une pause
tout en établissant un rapide bilan de ces deux premiers mois écoulés.
Que ce soit vis-à-vis des élèves, des collègues , de l’emploi du temps,
des installations, du chef d’établissement…. , une conclusion s’impose :
notre métier est un métier exigeant, difficile, fatigant mais aussi
(heureusement) source de satisfaction.
La barque est pleine et pourtant nous constatons que la charge de
travail s’alourdit chaque année un peu plus, compte tenu des nombreuses
nouvelles tâches auxquelles nous devons faire face, mais aussi en raison
des DHG peau de chagrin (conséquence des 11200 suppressions d’emplois à
la rentrée 2008. 13500 sont prévues au budget 2009…).
Ces deux premiers mois n’auront pas été un long fleuve tranquille, en
particulier pour tous les collègues qui se sont trouvés confrontés à des
situations professionnelles plus que difficiles (compléments de
services, relations délicates avec le chef d’établissement,
installations déficientes, non sens pédagogiques…).
C’est tout naturellement vers le SNEP qu’ils se sont tournés, afin de
bénéficier de la disponibilité et de l’expertise reconnues de ses
militants, afin également de ne pas se sentir seuls avec leurs
problèmes. Cela s’appelle de la solidarité.
Face aux bouleversements constatés dans le monde de l’Education, le SNEP
continue inlassablement à résister et à éclairer les collègues sur ce
qui est en jeu dans les réformes que le gouvernement mène à un rythme
effréné, et les invite (incite ?) à ne pas baisser les bras.
Le SNEP Amiens a organisé le lundi 13 octobre 2008 à la faculté des
sports d’Amiens un colloque sur les 30 ans du plan Soisson. Outre le
succès incontestable de la journée dont chacun est reparti regonflé à
bloc (plus d’une centaine de collègues, une cinquantaine d’étudiants et
des intervenants de qualité) , la leçon à retenir de cette date clé de
notre histoire est que la mobilisation de la profession a débouché sur
une victoire différée . Il aura en effet fallu attendre 1981 pour
obtenir gain de cause.
Et si les échecs d’aujourd’hui portaient le germe des succès de demain ?
Des raisons donc d’espérer et de continuer inlassablement à défendre
notre conception d’un véritable service public d’Education dans lequel
l’EPS et ses enseignants ont tout naturellement leur place.
Michel Guélou
le 20 octobre 2008
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